Allocation (%) vs les différentes stratégies

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Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Ben_Laliberté le Lun 2 Juil - 17:16

Bonjour à tous,

Ca fait un petit bout que je n'ai pas écrit, j'étais en train d'accumuler du capital à investir Surprised)

Je célèbre en ce mois de juillet ma première année comme "investisseur". J'ai autour de 38 000$ dans mon portefeuille. Je suis 100% dans la stratégie DGI. Je suis donc 100% action à dividende (20 cie dans mon porfeuille). Je regarde pour un prochain achat et je me demande si je ne devrais pas me "diversifer" un peu. J'ai pensé à des ETF (je ne connais rien la dedans, donc plusieurs lectures à venir j'imagine...), ou des actions sans dividende genre Alphabet, Alibaba ou Amazon... En même temps, je me dis, si je "trust" ma stratégie, pourquoi ne pas être à 100% en mode "DGI". Je me dis que certains ETF pourrait réduire mon risque, mais en même temps, je n'aurai pas de dividende pour l'argent placé en ETF. Vous en pensez quoi? Je sais que certains d'entre vous avez genre "10%" d'une autre stratégie, cela vous apporte quoi?

Aussi, considérant que mon portefeuille est à 41% canadien, malgré le taux de change actuel, je favoriserais un achat d'action américaine. Vous en pensez quoi?

Finalement, voici mon portefeuille actuel. Si vous avez des commentaires ou suggestions, n'hésitez pas!

Actions canadiennes
Banque de Nouvelle Écosse
Banque Royale du Canada
Canadian Imperial Bank of Commerce
Canadian Utilities
Corus Entertainment
Emera
Enbridge
Fortis

Actions américaine
Archer Daniels Midland
AT&T
Black Hills Corp
Cardinal Health Inc
Ford Motor Company
General Mills
IBM
Intel Corporation
Pfizer
Procter gamble
Toyota Motor Corp ADR
Xinyuan Real Estate Co Ltd ADR

Ben_Laliberté

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Re: Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Maxime le Lun 2 Juil - 21:46


Salut Ben,

Ça faisait un petit bout de temps!

Pour la stratégie d'investissement à adopter, c'est vraiment propre à chacun.
Ça dépend beaucoup de tes objectifs et ce que tu recherches.

En fait, la bonne réponse est: À risque égal, investi dans ce qui te rapporte le plus.
Difficile de savoir au départ...

Le gros avantage des FNB Indiciels c'est que tu obtiens le rendement de l'indice à moindre frais versus les fonds communs de placement.
C'est simple, facile, rapide et ça ne demande pas de cassage de tête trop trop.
Couch Potato e des modèles de portefeuilles, tu as des exemples ici:
https://canadiancouchpotato.com/wp-content/uploads/2018/01/CCP-Model-Portfolios-ETFs-2017.pdf

Pour la croissance du dividende, l'avantage c'est de pouvoir choisir les compagnies qu'on souhaite posséder et de se créer un flux de revenus constants en croissance.
Pour financer ta " retraite " pas besoin de vendre des actions, tu peux utiliser les dividendes que tu reçois en théorie.
Par contre, les compagnies peuvent geler ou couper le dividende, alors il est plus prudent d'investir dans celles qui en versent en croissance depuis plus de 10 ans, idéalement 25 ans.
Tu as la liste dans la watchlist sur le site de Fais Comme les Riches.

Pour ce qui est de ta liste, personnellement, je n'aime pas Corus à cause de la trop petite capitalisation de l'entreprise et de son industrie en déclin.
Xinyuan est un autre titre qui me fait sourciller... Petite capitalisation et endettée, bof

Tu es mieux d'y aller avec les meilleurs, les valeurs sures de chaque industrie comme tu le fais pour les banques, les utilities et pipeline canadiens.

En espérant que ça puisse t'aider!
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Re: Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Ben_Laliberté le Lun 2 Juil - 22:44

Oui ca aide. Je ne pense pas un jour retourner vers des fonds communs et j'aime bien choisir mes compagnies. Je vais approfondir mes connaissances sur les ETF, mais en meme temps, je vise une retraite dans 20 ans, donc le réinvestissement de dividende est très intéressant pour le moment. Je vais donc poursuivre avec mes cies à dividende pour l'instant.

Aussi tu as mis le doigt sur mes 2 cies les plus "faible". Pour corus, je n'ai pas acheté au bon moment en plus, je suis genre -50%... mais j'ai encore le dividende... et rendu la je me dit que je vais rester coller avec tant que j'ai des dividendes ou que le titre remonte significativement. Pour Xinyuan, ca allait bien jusqu'a tout récemment... je vais suivre tout ca pour voir je vais faire quoi avec ca.

Finalement, voici les titres que j'analyse actuellement :

Pepsico
Verizon
Pfizer
Consolidated Edison
Leggett & Platt Inc.
Pentair Ltd.
Duke Energy Corp


À date, mon premier choix est Verizon suivi de Duke Energy et de Pfizer... Je penche vraiment vers Verizon par contre considérant le dividende et le positionnement sur le 5G qu'ils sont en train de faire. Tu en pense quoi?

Ben_Laliberté

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Re: Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Maxime le Mar 3 Juil - 17:49

Duke Energy, je ne connais pas.

Pentair et Leggett ne semblent pas être des grosses compagnies.

Pepsico est un gros joueur et un très bon verseur de dividendes en croissance (plus de 25 ans)

Pfizer, ils ont coupé drastiquement leur dividende après 2008, ce qui me laisse un peu perplexe.

Pour Verizon, tu mises sur un géant dans une industrie au nombre de joueurs limités et avec des barrières à l'entrée...  Plus difficile de rater sa cible à long terme dans ce cas-là!  La croissance de leur dividende a un peu ralentie dans les dernière années.


Bref, si tu veux investir dans l'achat d'actions individuelles, il est important de faire quelques recherches (rapports morningstars, états financiers, statistiques clefs) pour t'assurer que les choix que tu fais sont des compagnies quand même '' safes '', prospères et en croissance.

Tu vas de beaucoup diminuer tes risques, pour un rendement similaires, en choisissant des entreprises dominantes dans leur secteur d'activité, possédant un avantage concurrentiel, bien dirigés, peu endettés, etc.


Ce n'est pas parce qu'un titre verse un dividende qu'il est automatiquement intéressant pour un investisseur.

Jette un coup d'oeil à ceci:  https://www.suredividend.com/8-rules-dividend-investing/


Pour aller plus loin, voici une partie d'un texte que j'ai écris il y a 2 ans pour initier mon frère à la bourse.
Noter qu'il y a eu des changements au niveau de certaines entreprises depuis.


La bourse est beaucoup plus accessible au grand public.  Pour un investisseur sérieux, il pourra y investir et obtenir de bons rendement sans trop se casser la tête, s'il investi à la bourse et qu'il n'y joue pas.  Ici, GROSSE NUANCE.  Par investir sérieusement, j'entends le faire sur un horizon long terme et laisser fructifier son placement dans des entreprises solides suite à une analyse rigoureuse de celles-ci.

C'est surtout pas acheter, sur un coup de tête, des actions d'une entreprise parce que son nom est beau ou qu'il est sorti une nouvelle banale à son sujet...


Investir = Acheter des actions de Bell (BCE.T0) et les détenir 10-15-20 ans et +.

Jouer  = Acheter des actions de Argex (RGX.TO) et les vendre 3 semaines après.


D'un côté, on investi dans une entreprise financièrement solide, qui verse des dividendes en croissance, capable de traverser les crises, une géante des télécommunications qui évolue dans un marché oligopolistique et avec de bonnes perspectives de maintenir ses parts de marché ainsi que d'accroître ses revenus dans le futur.


De l'autre côté, on investi dans une compagnie minière junior endettée, mal dirigée, qui n'est pas en exploitation, qui n'a pas faite ses preuves, qui manque de liquidité, qui dépend de l'économie, qui ne verse aucun dividende et qui est trop dépendante du prix des métaux qu'elle utilise.


La première entreprise, Bell, dans un portefeuille diversifié, va rapporter un rendement moyen annuel de 7% avec le temps. C'est un risque calculé.

La deuxième entreprise, RGX, c'est un coup dés.  Vous allez doubler votre placement ou tout perdre.  C'est un coup de casino, un risque stupide.


La bourse, lorsqu'on comprend bien les risques que ça comporte et comment ça fonctionne, c'est la voie la plus facile pour atteindre l'indépendance financière.  


Il est essentiel que vous gardiez toujours en tête que l'inflation de l'ordre de 2-3% annuellement vient gruger votre pouvoir d'achat.  Si vous n'obtenez pas des rendements minimaux de 2% chaque année sur vos placements, en réalité vous perdez de l'argent, idem pour vos augmentations de salaire.  


Maintenant, abordons la partie qui nous intéresse davantage: comment investir en bourse pour atteindre l'indépendance financière.


Tout d'abord, j'ai déjà mentionné que même en investissant dans les meilleures entreprises il y a toujours un certains risques. Cependant, en investissant intelligemment et de façon méticuleuse, il y a moyen de minimiser ce risque.  Par contre, vous devez être prêt à immobiliser ces sommes d'argent pour du long terme.  Si vous ne pouvez pas placer cet argent au moins 10 ans, sans y toucher, la bourse n'est pas pour vous, car vous serez trop dépendant des fluctuations de marché à court terme.


Je dois préciser que la technique que je connais, est prisée par plusieurs investisseurs souhaitant atteindre l'indépendance financière, et s'appelle l'investissement par croissance du dividende.  


Ça peut vous prendre entre 15 et 25 ans avant de devenir indépendant financièrement de cette façon, dépendamment de combien vous investissez et à quelle fréquence, ainsi que vos objectifs, alors vaut mieux que vous commenciez tôt! C'est aussi une technique d'investissement qui convient davantage aux gens étant capable de vivre avec de plus faibles revenus. Le charme de cette technique c'est que vous vivez seulement avec les gains en dividende qui vous sont versés et vous pouvez laisser croître le capital que vous avez ramassé sans y toucher, donc en le laissant toujours fructifier, sans être dépendant des aléas de la bourse, puisque vos dividendes vous seront toujours versés.

En gros, le principe est simple.  Ce que vous avez à faire, c'est de vous constituer un portefeuille équilibré de 15 à 30 titres boursiers, sur le marché canadien (TSX) et américain (SP 500 + Nasdaq) qu'on nomme des '' blue chips ''.  Ce sont de grosses entreprises, à maturité, qui versent des dividendes. Leur croissance est faible, mais constante. Ce sont des entreprises qui trônent au-dessus de la masse et qui font mieux que les compétiteurs.  La qualité prime et on investi dans les meilleures.


Voici quelques exemples:

Entreprise - Marché - Secteur


Monsanto - US - Agriculture

Exxon Mobil - US - Pétrole

Wal-Mart - US - Consommation

Mc Donald - US - Restauration

Telus - CAN - Télécommunication

Banque Royale - CAN - Finance

Banque TD - CAN - Finance


Empire - CAN - Alimentation

Jean-Coutu - CAN - Santé

Fortis - CAN - Utilities


Il s'agit d'un exemple d'un portefeuille équilibré pour un investisseur débutant.
Je ne dis pas que ce sont tous des titres à acheter demain matin, car chacun d'eux demande d'être analysé dans le détail.
De plus, il est primordial d'acheter les titres à rabais, lorsque l'entreprise est sous-évaluée.


Néanmoins, à titre personnel, je possède certains de ses titres.  Ce sont toutes des entreprises plutôt solides, œuvrant dans différents secteurs d'activités, qui versent des dividendes en croissance et sur lesquelles on peut miser dans le futur.  Remarquez, il n'y a aucune entreprise de technologie ou de minerais.  Ce sont des secteurs trop volatils et trop instables.  Le prix des métaux varient énormément dans le temps et les technologies changent trop rapidement. Si jamais l'une d'elle devrait s'embourber, nous aurions le temps de le voir venir par certains signes qui laisseraient le temps de réagir (Ex: coupe du dividende = vente du titre).


Comment devient-on indépendant financièrement grâce aux dividendes?  Ces entreprises versent une partie de leurs bénéfices aux actionnaires sous forme de dividende.  Si vous achetez des actions, vous devenez actionnaire et recevez automatiquement des dividendes.  Alors, lorsque vous achetez, par exemple, 1 action de Telus (T.TO), à 36$, celle-ci vous rapporte 1.76$ en dividende chaque année, à raison de 4 versements trimestriels de 0,44$.  L'an prochain, cette action vous rapportera encore davantage puisque l'entreprise va hausser son dividende.


Ça paraît banal, à priori, mais 100 actions de Telus vous rapporteront annuellement et de façon récurrente, un revenu de 176$.  Si, en plus, vous réinvestissez ce 176$ dans l'achat d'autres actions, vous faites encore plus d'argent et engrangez davantage de dividendes à réinvestir.  Par ailleurs, si Telus augmente son dividende de 8% par an, c'est 1.90$ qu'elle vous versera par action l'an prochain, ainsi de suite, et votre revenu en dividende augmentera en conséquence.  Avec la magie des intérêts composés et des dividendes réinvestis, imaginez vos placements dans 10-15-20-25 ans!  Tout ce que vous avez à faire c'est de posséder des actions de ces entreprises, facile non?

C'est ainsi qu'un placement annuel récurrent de 15 000$, pendant 20 ans, à 5% de gain en dividende + 5% d'augmentation (7% de gain-2% d'inflation), en réinvestissant les dividendes à mesure, vaudra 971 000$ (300 000$ en capital investi de votre poche + 671 000$ en intérêts composés) et vous rapportera un revenu annuel de dividendes récurrent de 48 000$, soit assez pour vivre modestement avec seulement vos dividendes.  


C'est de cette façon que vous atteignez l'indépendance financière et gagnez votre '' fuck you money.''  De plus, si vous investissez dans un CELI, vos gains ne seront pas imposables.  Dans le cas d'un REER, ils le seront, mais, pour le moment, les gains en dividendes sont moins imposés que les gains de capital et les revenus de salaire!


Avant d'en arriver à la sélection des titres et les détails du processus, je vais tout d'abord vous énumérer des règles impératives à respecter.

Oui, je sais, ça en fait beaucoup, mais j'ai pourtant synthétisé!



1) N'achetez pas des titres d'entreprises que vous ne connaissez pas ou dont vous ne comprenez pas la nature de leurs activités.

2) N'achetez pas des titres d'entreprises reliées aux ressources naturelles ou à la technologie.  Idéalement, limitez l'exposition aux titres cycliques .

3) Investissez à la bourse canadienne ET américaine.  La bourse canadienne à elle seule n'est pas assez diversifiée et est trop concentrée dans la finance et le pétrole.  Vous n'avez pas besoin d'aller sur les autres bourses (asiatiques ou européennes).

4) N'empruntez pas pour investir en bourse et n'investissez pas de l'argent que vous aurez besoin à court terme.

5) Ne passez pas votre temps à suivre les cours de vos titres ou les fluctuation de marché.  Ce n'est que distraction.

6) Cependant, n'ignorez pas les nouvelles importantes qui pourraient mettre en péril un investissement dans l'un de vos titres.

7) Investissez seulement dans les titres qui versent un dividende depuis plus de 10 ans, idéalement 25 ans: les dividends aristocrats.

8 ) Investissez seulement dans les titres qui versent un dividende d'au moins 3%, idéalement 4%.

9) Investissez seulement dans des titres qui augmentent chaque année leur dividende, de 8% ou plus idéalement.

10) Investissez seulement dans des titres qui n'ont jamais coupé ou diminué leur dividende.

11) N'investissez pas dans des entreprises qui ont moins de 250 millions de capitalisation boursière.

12) Investissez dans des entreprises matures de qualité, renommées et bien dirigées.

13) Cherchez des entreprises avec un dividende élevé et un ratio de distribution de dividende pas trop élevé (moins de 60%)

14) Cherchez des entreprises qui ne sont pas trop endettées (maximum dette/capitaux propre de 2)

15) Achetez TOUJOURS des entreprises lorsqu'elles sont sous-évaluées.  Un ratio coût/bénéfice de moins de 15 est souvent un bon indicateur, même si ça dépend du secteur d'activité.  Il faut comparer.

16) Les récessions sont souvent des périodes pour acheter des bonnes entreprises à rabais qui sont injustement dévaluées.

17) Ne vendez jamais une entreprise qui rapporte comme un poule aux œufs d'or, gardez-là en empochez.

18) Soyez conscient qu'il y a plus de titres de qualité et diversifiés aux États-Unis qu'au Canada.

19) N'achetez pas des titres américains lorsque le taux de change est trop désavantageux.

20) Les titres américains doivent aller dans un REER pour que le gain en dividende ne soit pas amputé de 15%.

21) Maximisez votre CELI avant tout autre compte pour y placer des titres, surtout si vous avez  des revenus de moins de 40 000$.

22) Diversifiez votre portefeuilles dans plusieurs titres (15 à 30) et différents secteurs (4 à 7).

23) Ne pensez jamais que vous pouvez '' prédire '' la bourse et ne vous croyez pas plus malin pour autant parce que ça va bien.

24) N'oubliez pas que vous investissez dans des entreprises (titres) et pas dans la bourse ou le marché au complet.  Si vous avez bien fait vos devoirs avant, les fluctuations du marché ne devraient pas vous affecter et vous devriez avoir confiance aux entreprises choisies.

25) Lisez et éduquez-vous.  Vous n'en saurez jamais assez et vous ne serez jamais assez informé.

26) Ne faites rien de stupide.  Les erreurs coûtent cher et mettent en péril votre plan.

27) Si vous ne voulez pas vous casser la tête à investir en bourse, investissez dans des fonds indiciels (FNB) qui répliquent l'indice TSX et SP500.  Vous serez ainsi exposé dans les plus grosses entreprises sur le marché canadien et américain avec des frais de gestion minimes.

28) N'achetez jamais des obligations (pas assez payant) et ne laissez pas d'argent dormir inutilement dans votre compte de banque à taux d'intérêt dérisoire.

29) Vous pouvez utiliser des '' screeners '' boursiers pour vous aider à trouver une liste de titres qui répondent à vos critères.

30) Pour acheter des titres, vous devrez ouvrir un compte de courtage en ligne avec un CELI et un REER, comme Desjardins offre avec Disnat.

31) Aidez qui veut bien s'aider autour de vous et partagez votre savoir.  C'est important.  



Bon, maintenant, deux autres petits avertissement avant d'y aller avec l'aspect plus technique et de rentrer dans les détails.


1) Malgré toutes les analyses que vous pourrez faire, vous ne posséderez jamais TOUTES les informations pour prendre des décisions éclairées.  Il vous faut accepter qu'une partie de l'information est cachée ou manipulée avec diverses approches comptable.  On a beau être vigilent, on n'y peut rien!  La finance, c'est un monde de requins.


2) D'autre part, personne ne peut prédire l'avenir et les situations inusitées qui peuvent survenir et mettre à terre une entreprise dans laquelle on investi aussi grosse et prestigieuse soit elle.  On limite nos risques en sélectionnant les meilleures et en se diversifiant, mais on ne sait jamais ce qu'il adviendra dans le futur. C'est pourquoi il faut rester alerte.


Ceci étant dit, entrons dans le vif du sujet.


Tout d'abord, il faut apprendre à connaître l'entreprise.  Lisez les prospectus émis et les dernières nouvelles.  Il faut savoir quelles sont ses activités et si ceux-ci peuvent perdurer dans le temps.  Par exemple, Colgate-Palmolive offre un produit comme le dentifrice qui sera utilisé par les consommateur peu importe l'état de l'économie puisqu'au final on doit tous se brosser les dents.  Dollorama, quant à elle, est plus cyclique et engrange plus de profits lorsque l'économie canadienne est au ralenti.


Pour se donner une chance, il faut aussi investir dans des entreprises qui ont un avantage concurrentiel (wide moat) important face aux compétiteurs.  Par exemple, Microsoft a certainement un avantage concurrentiel en dominant outrageusement le marché des systèmes d'exploitation avec son Windows.


Ensuite, on recherche des entreprises à dividende dominantes qui ont un ROE (return on equity) et ROI (return on investment) élevés et plus élevé que leurs principaux compétiteurs. Il ne faut pas hésiter à comparer l'entreprise à ses concurrents pour analyser ses performances. Ça nous indique que l'entreprise utilise bien son argent et génère des profits en croissance tout en dominant son secteur d'activité.  Monsanto se démarque dans ce créneau.


De plus, il faut voir de quelle façon l'entreprise réussi à augmenter son dividende.  On veut que ce soit grâce à l'augmentation de son bénéfice.  Si le dividende augmente à cause que l'entreprise rachète des actions (share buyback) et augmente son ratio de distribution du dividende (payout ratio), ce n'est pas l'idéal, car un jour, elle ne pourra plus l'augmenter.  Clorox est une entreprise qui a agis ainsi dans les dernières années et IBM également.  C'est une '' horloge arrêtée qui paraît en marche ''.


Pour savoir quand acheter le titre, on peut aller sur un site comme Morningstar dans évaluation et regarder la moyenne des 5 dernières années pour voir si le titre est sous-évalué en comparant les principaux ratios (cours/bénéfice, cours/valeur comptable, cours/prix de vente, cours/flux de trésorerie et dividende).  Ensuite, il faut aller dans les statistiques clefs et voir de quelle façon la croissance du dividende s'effectue, de façon saine par croissance des revenus ou bien par augmentation de l'endettement ou du ratio de distribution.  Il faut également jeter un oeil au ratio d'endettement pour s'assurer que l'entreprise contrôle sa dette et que celle-ci ne soit pas un obstacle à la croissance de son dividende.



Si, après analyse de l'entreprise et des ratios, on constate que les critères sont remplis, alors l'entreprise est une bonne candidate à ajouter à notre portefeuille d'actions.  Sinon, on passe au suivant.  Par contre, attention de ne pas discréditer d'excellentes entreprises sur des détails bénins.  Si l'entreprise respecte la majorité des critères essentiels, mais est un peu plus endettée parce qu'elle a eu recours à de la dette pour prendre de l'ampleur dans ses activités au cours des dernières années, comme Enbridge l'a fait, ce n'est pas catastrophique, pour autant que vous en soyez conscient et suiviez la situation.



Voilà l'essentiel de ce qu'il faut savoir.  C'est peut-être du charabia pour vous, mais le premier pas en franchi.  Ce sont les bases de l'investissement boursier, par croissance du dividende, en très synthétisé.



Maintenant, pour le reste, ça vous appartient.  Vous connaissez la recette et l'approche à adopter.

Au moins, vous ne pouvez plus trouver d'excuses et dire que vous ne saviez pas pour justifier votre inaction.

C'est à vous de voir si, oui ou non, vous désirez investir en bourse.  Si oui, de quelle façon?

Il faut quand même que vous ayez un peu le profil de l'investisseur et que vous puissiez garder la tête froide lorsque les marchés baissent et que votre capital descend.  Un bon investisseur va alors en profiter pour faire des achats, dans ces moments, et ne vendra surtout pas, à perte, ses bonnes actions!



Vous avez tout avantage à gérer intelligemment vos placements pour en tirer un profit maximal.  Comme je le mentionnais, si vous ne souhaitez pas vous casser la tête et que cela vous rebute de vous faire gruger votre rendement, par des frais de gestion de 2-3% dans des fonds communs de placement, qui ne battent même pas le marché pour 93% d'entre-eux, placez simplement votre argent dans des fonds indiciels, imitant les grands indices boursiers (Tsx et SP500), comme Vanguard propose, ainsi vous aurez les mêmes rendements que la bourse, sans vous faire escroquer par les '' planificateurs financiers ''.  


Déjà que l'inflation vous gruge au moins 2% par an, si en plus vos frais de gestion vous grugent un autre 3%, vous partez avec un rendement négatif de 5%.  Donc, si vous faites 7% de gain sur vos placements, en réalité, il ne vous reste que 2%!  Vous ne serez jamais riche ainsi.

Pour ceux qui sont tentés par l'aventure, qui veulent en savoir plus et aller plus loin, n'hésitez pas à solliciter un coup de pouce.

Je vous aiderai, tout d'abord, à voir si la bourse c'est pour vous et, si c'est le cas, à démarrer l'investissement autonome.


D'ailleurs, depuis quelques mois, les marchés ont entamé une phase de correction boursière qui s'est accentuée avec le début de la nouvelle année.  Cela fait en sorte que plusieurs bons titres à dividendes sont des aubaines en ce moment.  Je ne possède certainement pas la science infuse, mais j'en sais assez pour que vous partiez sur des bases solides, évitiez les erreurs coûteuses et preniez le bon chemin de l'investisseur intelligent.


Bons succès dans vos investissements et sur la route menant à l'indépendance financière!


Si tu veux en discuter autour d'une bière un beau jour, envoie-moi un message privé et on regardera si c'est possible. Wink
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Re: Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Ben_Laliberté le Jeu 5 Juil - 19:03

Merci pour l'info! Beaucoup d'information, bien expliqué! Je vais te poker en PV pour la bière Surprised)

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Re: Allocation (%) vs les différentes stratégies

Message par Maxime le Ven 13 Juil - 9:42

En tant qu'investisseurs de type valeur (blue chips), j'ai bien aimé lire les article de Bernard Mooney du temps qu'il tenait son blogue: https://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney

Il y a aussi Philippe Leblanc qui gère un fond de placement et investi avec cette philosophie:
https://www.lesaffaires.com/blogues/philippe-leblanc
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